Ouagadougou ("village des Ouaga") est la capitale du Burkina Faso ("pays des hommes intègres"). Nous arrivons vers minuit. Il fait chaud, les queues sont informes, les pupitres de la douane sont sponsorisés par un des opérateurs de téléphonie mobile du pays, qui va jusqu'à peindre à ses couleurs des châteaux d'eau. Le douanier nous souhaite joyeusement la bienvenue en moré, la langue du centre du pays, que Magali pratique honorablement.
Frère Victor, un ami de Magali, vient nous chercher en voiture. Il est prêtre et directeur d'une école réputée de la ville. Sa résidence de fonction est en face de l'école. Elle est meublée simplement, avec des crucifix et des portraits de la hiérarchie ecclésastique aux murs, la télévision est souvent allumée.
Le lendemain, nous faisons un tour au centre-ville. Il est quadrillé par de larges avenues goudronnées. Quand il y a suffisamment d'espace sur leurs bords, il est envahi de kiosques plus ou moins bien construits où se vendent fruits, cartes de téléphone, bols de riz, etc.
Nous passons la journée à arpenter les trottoirs. Entrés dans ce qui nous pensions être la bibliothèque nationale, nous aterrissons dans le bureau sombre et climatisé d'un haut fonctionnaire qui nous présente le pays. Notre couleur de peau nous ouvre des portes inattendues...
Nous rentrons la nuit tombée, renonçant à arrêter un taxi.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire